Certificat médical, du nouveau en 2016

En cette rentrée 2016, le ministère des sports a décidé de simplifier l’obtention du certificat médical de non contre-indication à une pratique sportive pour encourager les français à faire plus de sport et alléger les tâches des clubs dans la réception des certificats médicaux.

Quelle est la nouvelle procédure ?

A partir du 1er septembre 2016, il sera désormais plus facile de renouveler sa licence sportive puisque une fois obtenue, elle sera valable trois ans et non pas un an comme c’était le cas jusqu’à présent. Autre avantage : le certificat médical sera valable pour tous les sports, si l’on est multisports, plus besoin d’avoir un certificat pour chaque discipline !

Lors de leur inscription dans un club, les licenciés devront présenter leur certificat médical la première année et remplir un questionnaire de santé les deux années suivantes. Si l’une des réponses donnée est susceptible de présenter un risque, une visite médicale sera alors nécessaire.

Une exception est faite pour la pratique des sports à risque et qui demandent une très bonne condition physique comme la plongée, le saut en parachute, la spéléologie, la boxe, le karaté ou le rugby, il faudra présenter un certificat de moins d’un an et faire un examen médical renforcé.

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Pour qui ?

Cette mesure s’applique aux sportifs licenciés pratiquant un sport dans un club et aux collégiens et lycéens pour les cours d’EPS obligatoires et les activités sportives facultatives. Ils seront en effet dispensés du certificat médical puisque l’on considère que les jeunes sont censés être aptes à la pratique d’un sport.

Un certificat médical de non aptitude sera demandé si un élève souhaite être dispensé d’un cours de sport.

Les avantages de ce nouveau certificat médical

Cette nouvelle mesure présente plusieurs avantages à commencer par un gain de temps et d’argent puisque l’on économise le rendez-vous chez le médecin et le coût d’une consultation pendant deux ans. Cela représente aussi  moins de contraintes pour les parents en début d’année et pour les clubs au moment de gérer la réception des certificats. Enfin, un seul certificat est valable pour plusieurs sports.

A noter que si l’on n’est pas licencié dans un club et que l’on souhaite participer à une course, il faut présenter un certificat pour justifier de l’absence de contre-indication à la pratique du sport concerné. Les organisateurs le demandent le plus souvent, même si ce n’est pas une obligation légale, car cela fait partie des conditions signées avec l’assurance.

Les limites

Outre les avantages que cela représente, l’absence de consultation chez le médecin pour mesurer son aptitude à faire du sport et l’absence de suivi pendant deux ans ne représentent-ils pas un danger pour le sportif ?

En effet que se passe-t-il si l’on intensifie sa pratique au cours des trois ans ? Que l’on se met à un sport plus exigeant au niveau physique ?

Certes de nombreux médecins ne demandent de faire que quelques flexions pour délivrer le fameux certificat et nous déclarer apte mais n’est-ce pas mieux que de ne pas le voir du tout ?

De plus, si l’économie du coût de la consultation est présentée comme un avantage, cela est à nuancer  puisque la majorité des médecins ne déclarent pas un acte de certification mais une consultation classique lorsqu’ils délivrent le certificat et cette consultation est remboursée.

Les contraintes que représente l’obtention du certificat médical sont-elles donc de réels freins à la pratique d’une activité sportive ? Cette nouvelle mesure va-t-elle donc vraiment motiver les gens à faire du sport ? On espère que oui.

On sait que les bénéfices d’une pratique sportive sont multiples et la volonté d’encourager les français à se mettre au sport est un grand pas en avant, mais est-ce que cela va suffire ?

Dans tous les cas, l’important est de prendre soin de soi en faisant du sport et en le faisant bien. Savoir se surpasser sans dépasser la limite et écouter son corps. Pratiquer dans les meilleures conditions : bien s’échauffer, bien s’hydrater et se nourrir, avant, pendant et après l’effort avec les produits de nutrition adéquats.

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Charlotte

Charlotte, rédactrice web Alltricks et passionnée de triathlon

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