Elie Gesbert : « Mon rêve est de remporter une étape du Tour »

Elie Gesbert a intégré l’équipe d’Emmanuel Hubert (Fortuneo-Vital-Concept) en août 2016. Oscaro, spécialisé dans la vente de pièces automobiles, est le nouveau sponsor de l’équipe Fortuneo depuis le 1er juillet 2017. Pour sa première année chez les pros, Elie Gesbert (Team Fortuneo Oscaro) a très vite pris ses repères et s’est imposé sur la sixième étape du Tour de Bretagne en avril dernier. Il a participé pour la première fois au Tour de France et s’est offert un top 10. Il s’est classé septième au terme d’une échappée lors de la 19ème étape reliant Embrun à Salon-de-Provence. Le briochin s’est confié il y a quelques jours, évoquant son enfance ainsi que son début de saison.

 

Qu’est ce qui t’a donné envie de faire du vélo ?

C’est de famille. Mon père était cycliste mais à aucun moment il ne m’a forcé à faire ce métier. A neuf ans j’ai commencé par faire du VTT dans mon club d’Andel. Je me suis seulement mis au cyclo-cross et au vélo de route lorsque j’étais cadet. J’ai également testé la piste mais ça ne m’a pas branché alors je n’ai pas continué. En junior je ne me suis consacré qu’à la route. J’ai fait un bac pro commerce au sacré cœur à Saint-Brieuc. Ma famille m’a toujours suivi depuis tout petit. Ils sont vraiment contents que j’en sois arrivé là aujourd’hui.

Qu’est-ce que ça fait de courir contre des cyclistes que tu connais depuis ton enfance ?

C’est impressionnant ! Lorsque j’étais petit, le tour est passé pas très loin de chez moi, j’étais au village départ et j’avais demandé un autographe à Sylvain Chavanel, ça m’a marqué.

En début de saison, est-ce que le tour faisait parti de tes objectifs ?

Non. En début de saison, juste avant la reprise j’ai fait une chute à l’entraînement. Je me suis fracturé un métacarpe du pouce. Donc je ne pensais pas du tout au tour de France. Mon objectif était que mes sensations et ma condition physique reviennent au plus vite.

Le jour de ton anniversaire, tu as pris part à la course cycliste la plus médiatisée dans le monde, quelles sensations ressentais-tu ?

Je ressentais un peu de pression forcément. En plus que ce soit mon anniversaire, c’était surtout une joie d’être présent sur le tour. C’est un jour que je n’oublierai jamais.

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Que retiens-tu de ces trois semaines de course ?

C’est un ensemble mais ce que je retiens le plus, c’est l’engouement que les spectateurs ont pour cette course. Sur le bord des routes, voir le sourire des gens et leurs encouragements, c’est quelque chose de grandiose. Ça me donne envie d’y retourner et de mieux le préparer.

Tu as participé pour la première fois à une course de trois semaines, comment as-tu géré tes efforts et ta récupération ?

C’est vrai que je partais dans l’inconnu. J’ai essayé de limiter mes efforts en première semaine.  J’ai préféré rester calme en début de Tour. Après je me suis montré un peu plus et j’ai vu très vite que je récupérais relativement bien. Ça m’a permis en troisième semaine d’être à l’avant et ça fait du bien au moral.

Quel bilan tires-tu de ta 1ère partie de saison ?

Les trois premiers mois ont été compliqués. C’était dur d’être dans son canapé pendant que les autres étaient en compétition. J’ai pu reprendre l’entraînement sur home-trainer, ma condition physique est revenue plus vite que prévu. J’ai repris la compétition à l’occasion du Tour de Normandie fin Mars. Sur la Flèche Wallonne, j’ai pu bagarrer un peu avec les meilleurs. Je suis satisfait de ma 1ère partie de saison. J’ai fait une petite coupure début mai. Ensuite le staff m’a dit que c’était envisageable que je puisse faire le tour de France mais il fallait que je continue de faire mes preuves. J’ai pu terminer le tour, à mon âge c’est déjà très bien, tout le reste c’était du bonus !

Quelles sont les prochaines épreuves auxquelles tu vas participer ?

En ce moment je fais quelques critériums d’après tour. J’ai participé mercredi dernier à la ronde des Korrigans, le 1er aout je serai à Castillon-La-Bataille et le 2 août je prendrai le départ du Critérium Cycliste Internationale de Marcolès. Je reprendrai la compétition lors du Tour de Limousin qui se déroule du 15 au 18 août. Je ferai ensuite le GP de Plouay.

Connais-tu ton rôle pour ces courses ?

Je ne le sais pas encore. On est une équipe opportuniste, si un coureur nous dit qu’il a de bonnes jambes et qu’il est dans une bonne période, on va plutôt courir pour lui. Par rapport aux grosses équipes on n’a pas de leader fixe sur chaque épreuve.

Quelle est la course que tu rêves de remporter ?

Mon rêve est de remporter une étape du tour, ce serait exceptionnel.

En Août 2016, tu es passé professionnel chez Fortuneo-Oscaro une équipe bretonne, est ce que c’était important pour toi ?

Ce n’était pas un critère primordial. Etre dans une équipe professionnelle c’est déjà top. Après c’est clair que quand on est breton dans une équipe bretonne c’est encore mieux !

Merci à Elie Gesbert pour sa disponibilité et à l’équipe Fortuneo-Oscaro

Crédits Photos : © Team Fortuneo Oscaro

 

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Lucas Boissel

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